Apprendre à porter bébé : une notice ou un atelier de portage ?

Ce week-end en faisant du rangement je suis retombée sur la notice papier de ma toute première écharpe de portage. Une écharpe de qualité, tissée (rien à voir avec une extensible) d’une marque très connue, une écharpe achetée en 2005 quelques mois après la naissance de mon tout premier enfant (jusque là je portais depuis la naissance, mais en porte-bébé de supermarché).

Je resitue le contexte de l’époque :

  • pas de notion de “monitrices de portage” (et encore peu d’écoles de portage de toute façon, lesquelles existaient cette année là ?)
  • pas de vidéos ou tutos sur internet, pas à ma connaissance en tout cas
  • énormément MOINS de fabricants que maintenant
  • même s’il y avait eu plein de (bons) tutos, j’avais pour ma part à l’époque une mini connexion internet avec modem de 56 Ko qui ne me permettait même pas de télécharger une photo dans un mail donc…
  • aucune personne dans mon entourage ne portant, ni amie ni relation ou professionnel(le) : les rares porteuses apprenaient sur le tas et donc….avec une notice
  • pas de blog/site (comme le mien 😉 ni de livre sur le portage (sauf peut-être un d’Ingrid Van den Peereboom ? mais je ne la connaissais pas) expliquant tout ce qu’il y à savoir, les notions de physiologie, de sécurité, les bienfaits, etc etc etc !

J’ai réussi à trouver cette écharpe par le biais d’une grande association de soutien à l’allaitement qui vendait, entre autres produits, cette écharpe de portage.

Je savais depuis longtemps avant la naissance que je voulais porter mon petit  bout et pour la petite histoire j’ai reçu cette écharpe le jour de mon anniversaire <3 . je ne pouvais rêver plus beau cadeau.

(et pour la petite histoire toujours, j’ai porté exclusivement mes deux premiers enfants avec cette écharpe, qui est désormais au fond de mon placard mais dont je ne me débarrasserai jamais)

J’ai donc appris à porter avec cette notice…tant bien que mal…Et plutôt mal. Mais je ne le savais pas !

Comme vous pouvez le voir,

  • les explications sont assez sommaires
  • les nouages parfois approximatifs
  • Il s’agit de dessins
  • il n’est jamais parlé de serrage, de l’importance de celui-ci, les causes et les conséquences..

Résultat, je portais parfois bien (sur le ventre) et parfois mal (sur le dos ). Comme je le dis à mes parents en atelier, “on peut avoir la meilleure écharpe du monde et porter très mal (voire dangereusement)”. C’était mon cas. Mon petit bout porté sur le dos n’était pas soutenu correctement, du coup sa tête tombait en arrière et moi je croyais que c’était normal, ou plutôt qu’il n’y avait rien à faire pour éviter cela et permettre que sa tête repose sur mon dos. Je ne serrais pas assez. Et je ne faisais pas en sorte que mon bébé ait bien le dos arrondi car je ne savais pas qu’il fallait le faire ni comment le faire.

Je portais avec amour, bonheur, fierté et soulagement (je pouvais cuisiner, faire le ménage) mais je ne savais pas que je portais mal.

Car j’avais suivi ce que disait la notice, et qu’il me manquait des notions que je ne pouvais qu’ignorer puisqu’elles n’étaient pas mentionnées.

Certes cette notice a 13 ans, le plus souvent aujourd’hui les notices sont mieux conçues, plus explicatives, détaillées, descriptives, avec des photos, j’ai bien conscience que l’évolution du portage et des infos s’est bien évidemment appliquée aux notices aussi ( 🙂 )

Dans la mienne il y a même une position totalement proscrite de nos jours (et que l’on trouve hélas chez quelques fabricants encore – je ne vais pas les citer- 🙁 car dangereuse : le berceau (en atelier je vous explique pourquoi) (et malheureusement on la trouve encore dans des tutos…..mais bon sang pourquoi toutes ces vidéos n’ont-elles pas été supprimées ? 🙁 )

Néanmoins vous voyez où je veux en venir, non ?

SUIVEZ un atelier de portage !

  • Même s’il y a plein de tutos sur internet, j’ai l’expérience de dizaines de mamans qui ont suivi des vidéos de mauvais enseignement, ou des vidéos dont l’écharpe n’est pas la même que celle qu’elles possèdent (donc ça ne peut pas marcher hein).
  • Même s’il y a plein de tutos, comme on en parlait avec une maman lors de mon dernier atelier, la personne de youtube ne peut pas vous corriger si vous oubliez un détail ou faites un geste de travers
  • Il n’y a pas d’interaction, pas de corrections (pas d’encouragements non plus 😉 )
  • L’apprentissage est encore plus difficile et hasardeux avec une notice (pareil, j’ai plein de retours de parents en ce sens)

Bref, n’attendez pas plus, qu’on vous ait prêté un moyen de portage, que vous l’ayez déjà acheté ou que vous envisagiez de l’acheter, contactez-moi sur

et réservez votre place pour un atelier de portage !

Sachant que chaque début de mois, le calendrier des ateliers du mois est affiché dans une publication facebook (vous me contactez alors pour me dire quel atelier /quel jour vous intéresse)

Certes l’atelier n’est pas gratuit…mais ce n’est pas très cher (30 € pour 2h) et croyez-moi l’investissement vaut largement le coup

Que cela soit en termes :

  • de sécurité (avant tout !!)
  • de confort
  • de plaisir
  • de la possibilité de poser des questions et donc de vérifier
  • de confiance en soi (bien faire, se sentir bon parent)

……cela n’a pas de prix !

Alors, je vous dis à très bientôt ? 😉

Sophie

ps: of course ce petit conseil ne vaut pas que pour les écharpes, mais pour tous les moyens de portage : apprenez avec un.e professionnel(le).

Joyeux zanniv’ !

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Mais quel est donc cet anniversaire ? c’est l’anniv’ de qui ?

Avril il y a deux anniversaires, mais ils sont en fin de mois. Huum…mais alors…

Alors alors, aujourd’hui c’est l’anniversaire….de ma (modeste, ravissante et attachante) petite entreprise A portée de plume !

Tout est né 3 ans avant (et même plus), lorsque, enceinte de ma 3è Précieuse et en arrêt maladie, j’ai su que je pourrais pas et ne voulais pas retourner à mon ancien poste. Ni après un simple congé maternité, ni même après 3 ans de congé parental !

Je SAVAIS qu’il fallait que je fasse autre chose, que j’écoute enfin mon coeur, mes aspirations, et mette en oeuvre mes capacités, savoir-faire, connaissances et savoir-être ! (ça fait très fiche de poste comme vocabulaire)

Forte de mon CAP petite enfance passé avant ma grossesse, de ma formation comme monitrice de portage faite en 2015 et d’une énorme dose d’encouragements de la part de mon cher et tendre, j’ai regardé mes semaines d’hésitation, ces nuits d’insomnies, toutes mes peurs, mes questions, j’ai regardé mes enfants, j’ai rassemblé tous les pour, les contre, et.. je me suis lancée…je l’ai fait ! A portée de plume est née.

Il y avait bien plus de pour que de contre, à dire vrai.

A portée de plume, c’est un pari fou, l’envie de faire ce que j’aime et d’en vivre, l’envie de le faire de chez moi pour pouvoir offrir à ma tribu un rythme sympathique, sans garderie ni cantine (ça a changé maintenant car ils sont au collège, qui est trop loin), un réveil plus tardif et des retours parfois en début d’apm lorsque les cours sont finis.

A portée de plume, c’est avoir pu garder ma petite dernière à la maison et ne pas la scolariser pour l’instant.

A portée de plume, c’est concilier au mieux – pour moi – vie de famille et vie professionnelle.

Bien sûr, rien n’est facile :

Il faut travailler (l’argent ne tombe pas du ciel), il faut s’organiser (et accepter que parfois ça soit le gros bazar finalement car des enfants , par définition, génèrent encore plus que les adultes de l’imprévu), il faut être devant son ordi même quand il fait un grand soleil et qu’on aimerait aller se promener, (je ne suis plus en congé parental, je suis auto-entrepreneure à la maison ce n’est pas du tout pareil) , accepter de bosser tard (très tard) parce que c’est quand la maison est silencieuse que l’on travaille encore le mieux, surtout pour réfléchir, rédiger, écrire.

il faut accepter de voir les autres jouer ou même partir sans vous, il faut aussi jongler avec les tâches ménagères (car je n’ai pas les moyens de me payer une aide ménagère) et ne pas se laisser envahir (bouffer).

Il faut travailler même quand on est malade parce que lorsque l’on est indépendant, les arrêts maladie ça n’existe pas (je crois que c’est ce qui est le plus difficile pour moi). Se mettre aussi, quand tout va bien, des limites, car entre les clients qui vous écrivent à n’importe quelle heure et tous les jours et la passion qui vous anime, il est facile de travailler trop, de travailler tout le temps, de déborder, de se dire le dimanche “je réponds juste à un mail, je fais vite” … Alors en 2 ans, bien que passionnée et gonflée de plaisir, de confiance, de fierté, j’ai mis des limites.

Je ne travaille pas le dimanche. J’essaie de ne pas travailler le samedi, en tout cas si je fais quelque chose, c’est en souterrain (publicité, photos etc), pas avec “mes” clients.  Mon entreprise est Off le mercredi après-midi, j’y tiens (de toute façon un mercredi apm avec 3 enfants, je vous mets au défi de passer 1 heure au calme) et le matin c’est rideau jusqu’à 9h au moins.

C’est le gros avantage d’être à son compte : vous pouvez choisir vos horaires, les moduler, les adapter, les organiser selon votre vie de famille et vos impératifs. (mais il ne faut pas se faire d’illusions, on travaille + que quand on est salarié).

J’ai fait le choix aussi de laisser une grande place à mon rôle de maman, parce que notre dernière fille est à la maison et que je dois donc concilier mon travail avec elle, et qu’il est hors de question qu’elle soit délaissée ou devant la télé toute la journée. Nous avons choisi l’IEF et c’est un bonheur de me réveiller chaque matin avec ma merveille.

Bref je pourrais vous parler encore longtemps de ma petite entreprise, de mon organisation, de ce que j’aime, de ce qui me pèse, des difficultés, de mes angoisses concernant l’avenir, mais ce n’est pas l’objet de cet article.

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Accompagnement à la parentalité
Je voulais juste vous dire que grâce à A portée de plume, cela fait 2 ans que je vis de mes passions.

Et ça, ça n’a pas de prix. Je n’ai aucun regret, et je suis même conscience de la “chance” que j’ai, que je nous donne. Je suis maman, et je gagne aussi de l’argent.

Portage, massage bébé, couches lavables, allaitement, bébé au naturel, parentalité positive, avec A portée de plume je suis accompagnante à la parentalité et je suis là pour vous !

A portée de plume, c’est aussi :
  • la rédaction (web et autre), correction et traduction
  • un blog sur la parentalité, le portage, la maternité (& co)
  • l’éducation positive,(je souhaite remettre en place des ateliers de communication adulte/enfant en 2018 ou début 2019)
  • la démarche Zéro Déchet,
  • les conseils en compostage-paillage,
  • les tests des porte-bébés physiologiques

J’espère que vous serez toujours plus nombreux(ses) à me faire confiance, me solliciter, parler de moi, bref, que vous me soutiendrez dans mon aventure et me permettrez de vous accompagner sur votre chemin de parent

suivez-moi sur facebook, et regardez sur Instagram (juste1truc) de belles photos de portage notamment 😉